Ah, le Type H… Tout un poème, qui a incarné plus que tout autre la province des années 50. Tous les boulangers, les épiciers itinérants de France et de Navarre en avaient un pour « faire les marchés ». Les artisans, les paysans, les déménageurs aussi. On l’a même vu gréé en panier à salade, c’est dire. Et encore aujourd’hui l’inoxydable Louis la Brocante n’échangerait pas son Type H contre un quelconque utilitaire flambant neuf. Un tube éternel.
Pourtant ce n’était pas gagné d’avance. Qui aurait pu pronostiquer que le Type H, qui n’était pas franchement un premier prix de beauté avec son groin de cochon et sa carrosserie en tôle ondulée, devienne presqu’aussi célèbre que la 2CV, l’icône absolue ? Et malgré des générations successives d’utilitaires plus modernes les uns que les autres, il n’a jamais eu de réelle descendance. Aussi c’est une vraie surprise que les designers maison, pour leur récréation bi-annnuelle, histoire de se dégourdir les crayons, aient choisi ce thème-là plutôt qu’un concept de super sportive comme on a l’habitude.
Citroën Tubik Concept Le tube de la rentrée
C’est décidé, Ford passe à autre chose. Le style Kinetic Design qu’il imposa à tous ses modèles il y a six ans, du moins ceux destinés à l’Europe, vit ses derniers moments. Cette école se caractérisait par la multiplication des arêtes, nervures et autres angles vifs pour donner aux voitures une allure très athlétique. Un brin surchargée, toutefois, à l’image de la production la plus récente de la marque, la Focus pour la nommer. En attendant d’ici peu le petit monospace B-Max, lui aussi dessiné selon les codes du « Kinetic Design ». Lesquels codes retiennent, en point d’orgue, une immense prise d’air trapézoïdale placée sous une fine calandre rectiligne. Ce style, il faut la reconnaître, signait des voitures à la très forte personnalité et jamais désagréables à regarder.
Seulement voilà, tout a une fin , et c’est justement cette fin qu’annonce le concept-car Evos qui sera dévoilé à Francfort. Utile précision, cette étude ne préfigure pas un futur modèle de la marque en particulier, même si se dessinent ici sans le moindre doute les traits de la prochaine Mondeo. Laquelle, c’est une évidence, n’adoptera pas cette classique carrosserie de coupé.
Ford Evos Styles à l'étude
Rappelons succinctement ses prestations : puissance totale 780 chevaux, autonomie électrique de 110 km, autonomie totale de 900 km, vitesse maxi de 330 km/h, le tout pour des émissions de CO2 inférieures à 99 g/km...
Mais devant l’accueil enthousiasme qui lui a été unanimement réservé, Jaguar a finalement décidé de la construire en –très petite !- série. A seulement 250 exemplaires… Pour un tarif qui oscillera entre 700 000 et 900 00 livres sterling (soit de 800 000 à un peu plus d’un million d’euros), en fonction des taxes en vigueur dans chaque pays.
Un petit bémol cependant. Si la Jaguar C-X75 qui sera fabriquée (en collaboration avec Williams, le spécialiste anglais de Formule 1 bien connu, pour l’élaboration du châssis tout carbone), est bien conforme esthétiquement au concept-car du Mondial, elle recevra une motorisation hybride plus conventionnelle, moins avant-gardiste. Elle associera deux moteurs électriques seulement, à un classique moteur thermique (à essence) de cylindrée réduite et à haute pression de suralimentation.
Jaguar C-X75
Ils vont la produire !
Même chez les constructeurs de haute volée, le downsizing est de rigueur. Si le récent concept car C-X75 en a fait fantasmer plus d’un (et nous en tout premiers) par sa superbe plastique de supercar avionesque et ses revendications de performances hallucinatoires, et néanmoins promesses d’avenir à long terme, grâce à sa motorisation mêlant électrique et turbines à gaz, il faut bien aussi assurer le présent, ou du moins le futur très proche, avec un produit –presque- raisonnable, et accessible au –presque- plus grand nombre...
Ainsi, la marque au félin bondissant emprunte, sous la tutelle du groupe indien Tata, le chemin déjà tracé en d’autres temps par Aston Martin, en lançant à son tour une « baby Jag ». C’est à dire une petite sœur de la XK, comme ce que chez Aston
la V8 est à la DB9.
Sensiblement plus courte et compacte que l’actuelle XK (4,45 mètres contre 4,79 m), la future C-X16, qui devrait être commercialisée dès la fin de 2012, évidemment dessinée par maître Ian Callum, n’embarque strictement que deux passagers. Pure propulsion, et recourant largement à l’aluminium, elle repose sur la plateforme raccourcie de la future génération d’XK, avec un empattement de 2,62 m.
Jaguar C-X16
Baby Jag !
Land Rover ne craint pas la surchauffe ces derniers temps. En plein lancement commercial du Range Evoque, le voilà qui présente à Francfort le futur remplaçant du Defender. Sous forme de concept-car, la mise en retraite de cet engin mythique n’étant programmée qu’en 2015. L’objet a par nom de code DC100, et, tant qu’à faire, Land Rover lui adjoint un pendant découvrable, alias DC100 Sport.
On ne parle donc pas de SUV, ces 4x4 Canada Dry qui ont le look mais pas la fonction essentielle, celle d’un tout-terrain. Un vrai, un pur et dur, destiné à la pratique 4x4 intensive et étudié pour. L’espèce au demeurant se réduit aujourd’hui comme peau de chagrin, et c’est tout à l’honneur de Land Rover de persévérer sur ce terrain-là, si l’on ose dire.
C’est sa raison d’exister, notez bien, même s’il faut reconnaître qu'il édulcore le propos au fur et à mesure qu’il étoffe sa gamme. A raison, au vu de ses résultats commerciaux en hausse constante, et au bilan seul reste l'ancestral Defender pour faire du 4x4 extrême. C’est cette tradition que Land Rover veut perpétuer avec ces deux prototypes.
Land Rover DC100 & DC100 Sport Le Defender aura une descendance
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