Souvenirs d'avenir : Aston Martin DB5

Amoureux sûrement, riches assurément. Avec un prix équivalent à près de 200 000 € actuels, la DB5 coûtait sensiblement le tarif d’un appartement, d’une Ferrari 330 GT, et 50 % de plus qu’une Jaguar E à laquelle il aurait été déplacé de la comparer.

La Jaguar était construite en grande série, alors que la DB4 était amoureusement façonnée à la main, tout au maillet de bois, par des compagnons travaillant à l’ancienne dans l’antique usine aux briques rouges de Newport Pagnell. Dans sa philosophie, une Aston Martin était plus proche d’une Rolls que d’une Ferrari.

Mon nom est Martin, Aston Martin !

DB étaient les initiales de David Brown qui avait racheté en 1947 la firme Aston Martin agonisante. Non seulement il la sauva, mais il la posa en concurrente des marques sportives les plus emblématiques de son temps. Pourtant Aston Martin était encore une petite firme automobile produisant à peine une grosse centaine de voitures par an.


Souvenirs d'avenir : Ford Mustang

Imaginez la circulation de 1964, moins intensive, moins agressive, moins répressive qu’aujourd’hui, avec son lot de R4 beiges, de taxis 403 diesel noirs, de 2 CV grises. Imaginez maintenant la vision d’une Mustang. Pire qu’une soucoupe volante ! Un monstre d’agressivité et de brutalité animale exhalant un gargouillis grave venu de son interminable capot pointé vers le ciel. Avec sa haute calandre fendant l’air comme un brise-glace fend la banquise, la Mustang semblait déjà en excès de vitesse à l’arrêt.

Un monstre de sensualité agressive

C’est seulement début 1965 que les Parisiens ont découvert les premières Mustang. Un coupé n’avait pas d’équivalence dans l’imaginaire de la population. En fait, la Mustang était plus monstrueuses dans sa fiscalité préoccupante de 27 chevaux fiscaux que dans son gabarit de 4,61m. En 1965, une voiture de sport s’appelait Alfa Romeo, Ferrari, Porsche, Jaguar mais pas Ford. ! Une Mustang, c’était une sorte d’objet roulant non identifié venu d’un pays qui faisait rêver. Il y avait de quoi aimer l’Amérique en voyant glisser au sein de la circulation dans le sourd grondement de ses 4736 cm3, ce coupé aux formes suggestives, qui en détournant les regards envieux mettait en route la machine à fantasmes.

Souvenirs d'avenir : Porsche Carrera 2.7 RS

Dès sa naissance fin 1972, la Porsche Carrera RS suscita tant de passion que son constructeur qui prévoyait d’en construire 500 fut contraint d’en produire trois fois plus...

Hier, comme aujourd’hui, une Porsche 911 S 2,4 l était une voiture réservée uniquement à quelques centaines d'acheteurs. Elle avait la fascinante personnalité des Porsche de cette époque. Une mécanique qui criait dans un long feulement métallique aigu. Une conduite particulière : légère du nez, vive du train arrière, globalement frétillante des deux, et surtout terriblement efficace à condition que son conducteur possédât de solides bases sur le sous virage puis le survirage.

Pour aller vite en 911, son pilote devait bien savoir décoder sa tenue de route de puissante propulsion à moteur en porte à faux et placer le fameux coup de volant puis d’accélérateur au bon moment. Ni trop tôt, ni trop tard. Une 911 se méritait.

Une Carrera 2.7 RS encore plus...

Audi a 100 ans !

La marque a 100 ans aujourd’hui ! Un peu d’histoire ?

On peut traduire Audi par l’acronyme Auto Union Deutsche Industrie, mais le nom fait aussi et surtout référence à la traduction latine de Horch, du nom de August Horch, son fondateur.

Celui-ci avait fondé une première société automobile à son nom en 1889, dont il avait été évincé. Il créera aussitôt une nouvelle marque au nom de Horch, qu’il devra, sous la pression des propriétaires de la première marque Horch, rebaptiser de la traduction latine, Audi, en 1909.

En 1928, Audi en difficulté est reprise par DKW pour continuer à produire des voitures de luxe sous son nom.

En 1932, en pleine crise, sous l’impulsion du gouvernement national-socialiste de Hitler qui veut restructurer la production industrielle, Audi, DKW, Wanderer et Horch le revenant, sont regroupés sous l’enseigne d’Auto Union, avec pour emblème quatre anneaux représentant ces quatre petits constructeurs.

La marque moderne aux quatre anneaux était née. Auto Union sera chargée, avec Mercedes, de porter haut la croix gammée de l’Allemagne nazie sur tous les circuits du monde, avec le succès que l’on sait…

Il y eut August Horch, qui créa la première marque à son nom, puis Audi. Rassemblées avec DKW et Wanderer en quatre anneaux sous l'égide d'Auto Union, il fallu attendre les années 60 pour que Volkswagen recrée... Audi !

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