Rappel massif des constructeurs japonais Dis, Gus, qu'est ce qui se passe chez Toyota ?
Gus en avait pris son parti : il y a bien longtemps qu’il n’avait plus vu une Toyota s’arrêter devant son garage. Là, il va en revoir. Beaucoup ! 1,8 million au bas mot, rien qu’en Europe, et près de 8 millions dans le monde… Pour des problèmes de pédale d’accélérateur qui risque de rester coincé. Ça fait désordre, faut l’avouer.
Aux USA, la production de huit modèles a été stoppée, le temps de résoudre le petit problème. En Europe, ce sont pas moins de huit autres modèles qui sont concernés, parmi lesquels la petite Aygo, sœur jumelle des Citroën C1 et Peugeot 107. Du coup, le groupe PSA va se lancer, lui aussi, dans une massive campagne de rappel.
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, la Prius, la voiture si « eco-citoyenne » à laquelle le numéro un mondial tient comme à la prunelle de ses yeux… est dans l’œil du cyclone ! Problème de freinage, cette fois ! Qui serait responsable d’une impression d’inefficacité sur un revêtement glissant ou bosselé. Gênant, quand même, surtout qu’il ne faut guère compter sur le frein moteur de cette hybride… abattue. Une reprogrammation du logiciel du système ABS s’impose donc. Plus de 50 000 Prius seront donc rappelées par lettre recommandée, dont 7 500 rien qu’en France.
De son côté, Honda est également contraint de rappeler 400 000 voitures pour des problèmes de disfonctionnement d’airbags…
Reste que si on ne peut que saluer des constructeurs qui prennent leurs responsabilités, au risque de voir la réputation de fiabilité sur laquelle ils ont fondé leur succès, aujourd’hui passablement écornée, une question se pose…
Comment Toyota, et d’autres avec lui, a t-il pu en arriver là ? Le constructeur nippon était depuis longtemps déjà le numéro un mondial en termes de rentabilité financière. Et il est devenu il y a deux ans officiellement le numéro un en termes d’unités produites, loin devant une General Motors à la dérive, grâce à une forte croissance de ses propres ventes.
Ceci pourrait sans doute expliquer cela : un constructeur qui a du mal à digérer une forte augmentation de sa production partout dans le monde, mettant à mal le processus de contrôle de qualité qu’il avait mis en place, et qui faisait sa fierté.
Il y a sans doute aussi une autre explication, qui vaut d’ailleurs pour presque tous les grands constructeurs, Toyota en tête, mais pas seulement.
Ces dernières années, ceux-ci se sont engagés dans un processus de rationalisation à outrance, réduisant leur propre outil de production à la portion congrue, et faisant peser sur les équipementiers le poids de la fourniture d’équipements essentiels en flux hyper tendus, et évidemment au moindre coût, et tête basse, sinon « les fournisseurs, c’est pas ce qui manque sur le marché » ! On touche là les limites d’un système certes particulièrement rentable à court terme, pour la plus grande satisfaction des actionnaires à courte vue.
Mais si la clientèle se met à douter du sérieux du service rendu, et se détourne, sera-ce bien rentable à long terme ? La question (de fond !) mérite d’être posée…
J.-M. C.
Le début de la fin des "big three" !
Renault/Lada : sueurs froides II
Le constructeur de Togliatti a demandé 50 milliards de roubles (environ 1,1 milliard d’euros, sous forme d’obligations convertibles en action, auxquels devraient s’ajouter 950 millions d’euros pour financer un programme d’investissement sur quatre ans) aux banques publiques russes, téléguidées par Vladimir Poutine, qui se font tirer l’oreille. Naturellement…
Les pouvoirs publics russes suggèrent fortement à Avtovaz d’aller voir son principal actionnaire (à hauteur de 25 %)… Renault ! Lire la suite...
Opel/Magna : sueurs froides I
La signature de la vente est déjà repoussée d’une semaine. Au risque de voir le projet capoter et Opel poussé à la faillite. La pire des solutions... Lire la suite...
Ce qui est bon pour General Motors est bon pour l'Amérique !
Alors que l’affaire Chrysler poursuit un cours favorable, avec une sortie du régime de faillite d’ici quelques semaines, l’apuration de ses dettes et une restructuration sous la houlette de Fiat, qui devrait voir rapidement sa participation passer de 20 à 35 %, General Motors suit le même chemin, sous le contrôle étroit de l’administration Obama.
Tandis que General Motors passe sous le régime des faillites pour opérer une restructuration en profondeur, le sort de sa filiale européenne Opel a été réglé.
La chancelière Angela Merkel vient d’annoncer de quoi sera fait l’avenir du constructeur allemand, à la suite d’une
réunion marathon entre tous les protagonistes : gouvernements allemand et américain, syndicats, créanciers, opérateurs potentiels restants, Fiat s’étant finalement retiré de la course, tout à sa digestion de Chrysler.
Le siège de Chrysler à Auburns Hills, dans le Michigan
Cette fois, ça y est : le nœud gordien est tranché. Chrysler est officiellement sous la protection du fameux chapitre 11 de la loi américaine des faillites !
Personne ne voulait y croire vraiment tant une telle issue paraissait inimaginable, s’agissant de ce qu’il fut le fleuron de l’industrie américaine. Pendant un siècle, on a pu parler des "big three". Une époque vient de finir...
Ford fait profil bas, espérant s’en sortir par lui-même (avec de copieuses aides de l’administration).
GM, l’ex numéro un mondial, n’en finit pas de se couper un bras, une jambe pour stopper la gangrène, de rendre à Saab sa liberté en lui versant une dot, de céder Hummer pour une poignée de dollars au premier qui passera, de jeter des marques centenaires aux poubelles de l’histoire (Oldsmobile déjà, et maintenant Pontiac), de tenter de se séparer honorablement de sa filiale européenne, Opel.
Quant à Chrysler, le plus petit des Big three, traditionnellement le plus fragile, il est le premier à succomber à ce mal qui ronge depuis longtemps l’industrie automobile américaine, l’inadaptation aux temps modernes, encore aggravée par la violente crise financière qui s’est déclenchée ces derniers mois. Le groupe Chrysler (Chrysler, Jeep, Dodge) n’y aura pas survécu…
Une partie des créanciers (les fonds spéculatifs Oppenheimer Funds, Xerion Capital Fund, et Stairway Cap Management.) a joué la politique du pire, et n’a pas voulu accepter les conditions posées par Barack Obama (qu’ils abandonnent leurs droits sur 6,9 milliards de dollars de dette sécurisée, en contrepartie du versement de 2,25 milliards de dollars en cash,
contre milliards auparavant), cherchant à entraîner les autres dans leur refus psychorigide.
Au delà, il y a eu, de la part de ces fonds spéculatifs, la volonté de tester, dans un véritable bras de fer, la capacité de résistance de la nouvelle administration face à Wall Street (le mur de l'argent), et à ses intérêts, qui n'ont rien à voir avec les intérêts du plus grand nombre.
Ce bras de fer avec Barack Obama, les prédateurs de Wall Street l'ont perdu. Et ont perdu leurs créances sur Chrysler !
Devant cette situation de blocage, les encore actuels dirigeants du groupe Chrysler, Tom LaSorda et Bob Nardelli, n’ont plus eu d’autre alternative de se déclarer en faillite, et de se placer sous la protection du chapitre 11 de la loi des faillites américaine.
Effet immédiat : toutes les usines du groupe sont fermées immédiatement, et jusqu’à nouvel ordre.
Barack Obama a aussitôt exprimé un message optimisme sur l’avenir de Chrysler, « promis à la réussite ». Optimisme oblige, évidemment...
Concrètement, l’UAW (United Auto Workers), le syndicat des travailleurs, qui a renoncé à toute forme de grève, et consenti à une sérieuse réduction des coûts salariaux, détiendra 55% du capital de la nouvelle structure, le gouvernement américain 8%, le gouvernement canadien 2%.
Et Fiat, dont l’entrée comme partenaire opérationnel, et pilote de l’attelage est enfin officialisée, à hauteur de 20%, qui pourront être portés ultérieurement à 35%.
Obama ne lâche pas l'affaire : après Chrysler, il surveille de près l'avenir de General Motors
Daimler/Chrysler : un douloureux divorce
En 1998, Daimler prastronnait . Quel beau mariage avec Chrysler ! Depuis, le divorce. Et aujourd'hui Daimler renonce à sa part...
Les constructeurs japonais en chute libre !
Rien ne va plus pour les constructeurs japonais. Leur marché intérieur a chuté de moitié en quelques mois. Il y a le feu !
PSA et GM : révolution de palais !
L'éviction de Christian Streiff chez PSA, et de Rick Wagoner chez GM signent une reprise en main des pouvoirs publics, à hauteur de leur soutien...
Rapprochement BMW/Mercedes : c'est non !
Mercedes avait proposé à BMW un échange de capitaux. Pas question !
Une subvention britannique pour Land Rover
Le gouvernement anglais va accorder près de 30 millions d’euros pour le développementun nouveau modèle, basé sur le concept car LRX...
Saab : renationalisation suédoise !
ça n'a pas traîné. A peine lâchée par GM, Saab renoue avec ses racines suédoises... Bon vent !
Sarkozy débloque 6,5 milliards d'euros d'aide à l'automobile française
"Pour permettre aux constructeurs de préparer sereinement l'avenir, l'Etat va accorder à chacun de nos grands constructeurs un prêt de 3 milliards d'euros d'une durée de 5 ans", a déclaré Nicolas Sarkozy à l'issue d'une rencontre avec les PDG de PSA, Christian Streiff, et de Renault, Carlos Ghosn.
Pour lire le détail de toutes ces informations économiques
Pour changer le nom de votre site, utilisez 'Page Maître' dans le menu 'Design'
.
autopanorama
info
100 % passion...
"Juste faire hennir les chevaux du plaisir" (Bashung)






