C’est dans l’air du temps : les « gros 4x4 » sont dans le collimateur des bien-pensants qui pensent détenir, eux seuls, la vérité écologique. Rouler en gros 4x4 en ville, c’est mal, point !
N’empêche. Les BMW X5 et surtout X6 se portent bien, merci. L’importateur aurait même des difficultés à fournir, c’est dire… Et le succès du plus compact X3 ne se dément toujours pas, malgré son âge déjà avancé.
Cela dit, tout le monde n’a pas les moyens de rouler en X6, X5 ou même X3, et nombreux sont ceux qui aimeraient bien quand même rouler dans un SUV BMW relativement abordable. Très relativement, image de marque oblige. Une « béhème », ça se mérite, tout le monde sait ça...
Un SUV « 4x4 », donc, mais pas trop… Ça aussi, c’est dans l’air du temps. Il y a peu encore, les berlines se poussaient du col pour ressembler à ces hautains 4x4 qui dominaient la route de toute leur stature et emplissaient leur rétroviseur. Mais les temps ont changé...
BMW X1 sDrive 20d
(Eco) logiquement correct !
Car, oui, certes, Citroën axe l’essentiel de sa communication sur ce « grand écran 16/9e ouvert sur le monde ». Mais quand même, derrière le pare brise, il y a aussi une nouvelle voiture… Le constructeur, au demeurant, pratique le changement dans la continuité avec célérité, sur le plan physique du moins. De fait, la nouvelle C3 garde son profil de 2CV des temps modernes et sa compacité. La formule, jusqu’à présent, était gagnante.
Passons sur le style, même si, à l’évidence, Citroën y a consacré beaucoup de temps et d’argent. Plus personnelle que sa devancière, plus travaillée aussi, jusque dans les moindres détails (en témoigne la ceinture de caisse savamment torturée, à la manière de la C4 Picasso), la C3 2009 tranche sur le commun, la forme arquée de son pavillon aidant.
C’est l’effet recherché, on l’aura compris, l’argument ayant son poids à l’heure où le design compte parmi les premières motivations d’achat. De ce côté-là, le Français Jean-Pierre Ploué n’a pas raté son coup.
Citroën C3 1.6 HDi 90 Elle joue la transparence
Jadis, au sein du groupe PSA, les rôles étaient parfaitement distribués : à Citroën le soin de proposer des monospaces compacts (Xsara puis C4 Picasso) dans le sillage du pionnier Renault Scénic. Tandis que Peugeot se payant le luxe d’exploiter des voies de traverse, avec ses diverses générations de breaks SW, jugées solutions plus élégantes.
Oui mais voilà, la réalité est têtue, et les pères de famille (plus ou moins nombreuse) comme les célibattants actifs et sportifs qui ont toujours un VTT ou une planche de surf à embarquer veulent, encore et toujours, des monospaces. Presque aussi compacts que les berlines dont ils dérivent, certes, mais mo-no-spaces ! Alors, Peugeot a fini par se rendre à l’évidence. Après avoir livré un joli baroud d’honneur avec la 3008, un produit génétiquement modifié qui d’ailleurs rencontre un succès non négligeable, voilà le 5008. Un monospace. Compact. Comme le veut la clientèle. Comme il y en a déjà pléthore… Un véhicule de (re) conquête. Espérons que Peugeot, comme les Carabiniers, n’arrivera pas après la bataille. Comme ça a été le cas avec son 4x4 4007…
Peugeot 5008 Le lion dans la fosse aux monospaces
Oui, Opel est dans la tourmente. Ballottée entre les désirs initiaux de General Motors de se séparer de sa filiale européenne pour apurer ses comptes, le projet de reprise par l’équipementier Magna, piloté en sous-main par le démagogue autocrate Vladimir Poutine via ses bras armés financiers, et avalisé par le gouvernement allemand… et le soudain retournement de GM, qui ne veut plus ce qu’il voulait hier, et prétend maintenant garder intégralement Opel dans son giron !
Mais oui, pendant les parties de poker menteur,
la vraie vie continue. Et il en va de la pérennité
de la marque, quelque soit son futur,
dont elle n’a pas la maîtrise.
Et oui, les gens d’Opel, dirigeants et ingénieurs, continuent de bosser comme des fous, comme si de rien n’était. Et de prouver leur savoir faire, pour ne pas se laisser décrocher dans la dure compétition mondiale. Quelle que soit la sauce à laquelle la marque allemande sera finalement cuisinée…
Persiste et (In)sign(a) !
Opel Astra
La matrice des deux SUV français, le Mitsubishi Outlander pour ne pas le nommer, a droit, en revanche, à une opération de chirurgie esthétique sensiblement plus importante. L’engin fait en effet sienne la nouvelle carte de visite de la marque japonaise, à savoir une immense calandre trapézoïdale encadrée par des optiques très étirées. Le résultat n’est pas laid, loin s’en faut.
A l’intérieur, les trois lascars sont soumis au même traitement. Une nouvelle instrumentation, et une matière souple habillant ici et là la planche de bord et les contre-portes, surpiqués s’il vous plaît, agrémentent désormais l’ordinaire. L’ensemble distille une impression visuelle plus flatteuse qu’auparavant, mais, au chapitre de la finition, on est encore loin du compte et de la concurrence. La principale faiblesse de cet engin décliné en trois offres, qui reste assez rustique, avec par exemple son volant qui ne se règle qu’en un seul sens. L’équipement livré sans compter rattrape, en partie, le coup. Dans le lot, la présence d’une aide au démarrage en côte est à signaler. Et pour cause, c’est nouveau.
Mitsubishi Outlander 2010
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