Hyundai se lâche ! Le constructeur coréen était jusqu’ici connu pour ses produits sérieux, soigneusement réalisés, joliment présentés, bien équipés et compétitifs (on n’est pas numéro 4 mondial pour rien), mais manquant quelquefois un peu de fantaisie. Avec le Veloster, il y en a qui vont être surpris. Voir troublés…
La silhouette d’abord. Râblée, carrée, massive, scandée par des flancs hauts, des vitres latérales étroites en proportion, se terminant en forme de meurtrière à l’arrière, un toit presque plat s’arrondissant sur un arrière bien rebondi : le Veloster ne peut pas laisser indifférent. Surtout avec sa batterie de couleurs flashy plus provocantes les unes que les autres. Et, entre des phares très expressifs parés de feux à LED qui semblent vous faire de l’œil, son museau qui n’est pas sans rappeler celui d’une… Citroën DS3. Copieur ! Oui, mais non. Parce que ce Veloster de série est étroitement issu du Veloster Concept dévoilé en 2007, bien avant donc la sortie de la française et sa caractéristique calandre hexagonale largement béante. Alors c’est qui qu’a copié l’autre, hein ? Mais là où il ne peut pas y avoir de confusion, c’est dans l’organisation des ouvrants… qui peut semer la confusion dans les esprits. Sans aucun doute, le Veloster est unique en son genre, mis à part la Mini Countryman, qui est dans un tout autre registre.
Nous l’avons dit dans un premier compte-rendu, la Yaris a grossi, comme c’est la tendance. Pas de manière inconsidérée, certes, contrairement à certaines de ses rivales qui dépassent désormais les 4 mètres en longueur, mais suffisamment, en tout cas, pour offrir un volume habitable en très net progrès, par rapport à sa devancière.
Sur le fond, la petite Toyota reste donc une citadine peu encombrante, la qualité première pour ce genre automobile, étant rappelé qu’elle mesure 3,89 m en longueur. Elle est de ce fait plus courte que ses concurrentes, les Citroën C3, Ford Fiesta, Kia Rio nouvelle formule, Peugeot 207, Renault Clio et VW Polo, ce qui n’est pas forcément un désavantage à l’heure de garer la voiture dans une rue du XXeme arrondissement de Paris. Et avec un rayon de braquage limité à 9,4 m, ça le fait très bien. Sur les fondamentaux de l’espèce, la nouvelle Yaris répond donc parfaitement aux attentes. Premier bon point.
Au chapitre de l’habitabilité, ce qui compte de toute manière, c’est la valeur de l’empattement, non?
Hyundai Veloster
Franchement décalé(e) !
Toyota Yaris
Reçue avec mention
La motorisation hybride à la sauce PSA, celle qui allie un diesel à un électromoteur, jamais envisagée jusqu’à ce jour, c’était un peu l’Arlésienne. On en a beaucoup parlé, dont Autopanorama à plusieurs reprises, mais on ne la voyait toujours pas arriver. Voilà, c’est fait, elle est là, sous la carrosserie du Peugeot 3008, premier modèle désigné volontaire pour l’étrenner. Reste qu’on l’a attendue longtemps, au point de s’impatienter. Pourquoi ? Pour une raison simple. Conscient de l’enjeu, le groupe français, la marque Peugeot en première ligne, voulait rendre une copie impeccable, et il a donc pris son temps. A raison, au vu du résultat, lequel fait l’effet d’un pavé lancé dans la mare. Gros, le pavé.
Le résultat, pour aller à l’essentiel, c’est 3,8 l/100 km en cycle mixte pour la consommation et 99 g/km pour les émissions de CO2
– 4 l/100 km et 104 g/km avec le véhicule ici à l’essai, équipé de jantes de 17 pouces. Des valeurs surréalistes si l’on tient compte du physique et du poids, soit 1 660 kg à vide, de l’engin, étant entendu que nous parlons ici de « mesures constructeur », soumises aux normes européennes en la matière.
Peugeot 3008 Hybrid4
Dans le mille
Il faut le clamer haut et fort, la Twingo « mark II » est une voiture qui soulève l’enthousiasme. Le nôtre, en tout cas, et quand nous la conduisons, utile précision. A la regarder, en revanche, elle nous a toujours laissé de marbre. Sans être laide à proprement parler, elle ne suscite aucune émotion tant elle manque d’inspiration. Partant de ce constat, la rupture avec la Twingo « des origines » était trop brutale pour nous montrer indulgents envers ce que l’on peut considérer comme une trahison de « l’esprit Twingo ».
Bien évidemment, nous ne sommes pas les seuls à faire le même constat. C’est sûr, et les chiffres l’attestent, la clientèle n’a pas boudé la Twingo seconde du nom. Ce best-seller écrase la concurrence en France, où il occupe à lui seul plus d’un tiers du marché des petites citadines, et concourt dans le peloton de tête dans le reste de l’Europe. Sauf qu’il est permis de penser que la Twingo pourrait faire beaucoup mieux, au regard de ses immenses qualités, en s’habillant d’une robe à la fois plus stylée et plus personnelle. Renault a reçu le message cinq sur cinq.
Renault Twingo
La même en plus jolie
C’est énervant quand même… Le service presse de Volkswagen France avait eu la charmante et judicieuse idée de nous présenter son dernier bébé à Liverpool, la patrie, comme chacun sait, des Beatles. Beetle, Beatles, vous voyez l’allusion ? Surtout si l’on se souvient de la fameuse pochette de leur disque Abbey Road, où les quatre chevelus traversaient la rue avec une… Cox blanche (la vraie, la première) en décor de fond impromptu, garée à cheval sur le trottoir. Même si c’était à Londres, on n’allait pas chipoter, hein ?
Et puis patatras : le service marketing avait lui décidé à peine quelques jours avant que la nouvelle Beetle (à ne pas confondre avec l’ancienne New Beetle qu’elle remplace –vous suivez ?) ne s’appellerait pas Beetle en France, mais finalement… Coccinelle !
Du coup, la fine apparenté phonétique entre Beetle et Beatles tombait à l’eau. C’est ballot, hein ? Pour autant, on ne vous cachera pas qu’on n’a quand même pas boudé notre plaisir. On a visité le musée que cette bonne vieille (et moche) ville de Liverpool a pieusement consacré à ses enfants terribles. On est descendu dans un hôtel entièrement dévolu au culte des « quatre garçons ». On a même passé une soirée à la Cavern, la fameuse cave voûtée où les Beatles (et bien d’autres aussi, comme les Rolling Stones) ont fait leurs gammes.
Volkswagen Coccinelle 2.0 TSI 200 DSG6
Ne m’appelez plus Beetle !
Oubliée, l’ancienne Kia Rio, modeste, rondouillarde, sans grand charme, pour tout dire insipide. Cette nouvelle génération, par la grâce, une fois de plus, de Peter Schreyer, arbore au contraire un style marqué et agressif, à l’image des produits les plus récents de la marque. De quoi prétendre sortir de l’anonymat et tenter de se mêler au concert des leaders d’une catégorie très prisée, mais aussi particulièrement encombrée, dominée par les Renault Clio, Peugeot 207, VW Polo et autres Ford Fiesta.
Si le style est un atout évidemment non négligeable, il ne peut toutefois suffire à lui seul. Et la nouvelle Rio affiche heureusement d’autres arguments. D’abord un habitacle spacieux pour une auto de 4,05 mètres de long, grâce à un empattement important (2,57 m, soit carrément 7 centimètres de plus que l’ancienne), qui profite au premier chef aux passagers arrière, tandis que le coffre (dont il faudra s’accommoder d’un seuil de chargement bien haut) affiche une contenance plutôt satisfaisante de 288 litres, rangement sous plancher inclus. Ensuite une planche de bord bien dessinée, dans un style moderne, avec des matériaux qui ne font pas bas de gamme, loin s’en faut. Dommage quand même que la ceinture de caisse en flèche, remontant haut sur une poupe généreuse,
génère une vision périphérique problématique, surtout dans
les manœuvres de stationnement.
Kia Rio 1.4 CRDi
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