Depuis les années 60, entre Modène et Sant’Agata, distants d’une portée de flèche, on se regarde en chien de faïence. Depuis les années 60, le bras de fer continue, et personne ne veut jamais céder. Jamais !

Ferrari a récemment dévoilé l’Italia, remplaçante de la 360 Modena ? Chez Lambo, on ne pouvait pas rester indifférent à l’apparition d’une nouvelle rivale, jeune et moderne, de la Gallardo. A Sant’Agata Bolognèse, il n’est pas encore temps de lui donner une vraie remplaçante. Le moment n’est pas encore venu.

Mais pas question de rester pour autant les deux pieds sur la même pédale de frein. Au contraire ! Appuyer à fond sur l’accélérateur de la Gallardo, pour lui faire coller aux basques de l’Italia. La revisiter, la booster, lui faire faire une bonne cure d’amaigrissement…Comme par le plus grand des hasards, le V10 de la Gallardo LP570-4, comme son nom le suggère, a été porté à 570 chevaux. La puissance annoncée pour la Ferrari Italia !

Lamborghini Gallardo LP570-4 Superleggera

La réponse du berger à la bergère

Quand on s’appelle SLS, quand on se veut la lointaine descendance de la fameuse 300 SL du milieu du siècle dernier, quand on en revendique le code génétique (les non moins fameuses ailes de mouette), on a l’ardente obligation de faire très vite ses preuves en compétition, à l’instar de la SLR de l’époque. De se plonger rapidement dans le grand bain pour honorer ses glorieux ancêtres, vainqueurs du Mans et de la Panamericana…

A l’époque, donc, la très fameuse 300 SL de route (dérivée de la SLR de course) avait été dotée de portières en forme d’ailes de mouette pour une raison bassement pragmatique : son châssis constitué d’une savante forêt de tubes (à l’instar des structures adoptées par l’architecture des bâtiments modernes) avait nécessité un bas de caisse très haut, pour assurer la rigidité nécessaire. D’où les ailes de mouette bricolées à la hâte pour permettre au pilote d’accéder à bord, et d’où son surnom de « gullwing »…

Aujourd’hui, avec une classique monocoque en acier, la question est évidemment résolue. La moderne SLS aurait pu se satisfaire de portes conventionnelles. Mais quand les racines vous appellent… La SLS se veut « roots »… Et elle a naturellement adopté les ailes de sa glorieuse ancêtre. Mais il ne suffit pas de la singer. The race improve the breed, professent les Anglais : la course améliore la race…

Mercedes SLS GT3 : les ailes du désir

La Bugatti Veyron « civile » était déjà la voiture de série de tous les records, mais apparemment, cela ne suffisait pas. Voici la version Super Sport, qui vole tout là haut dans la stratosphère automobile. Devant une œuvre majeure,

on admire en silence. Et le journaliste se contente de

donner l’information à l’état brut...

Petit a) Le moteur W16 8.0 de la Veyron Super Sport délivre

1 200 ch et 1 500 Nm de couple – contre 1 001 ch et

1 250 Nm pour la version courante.

Petit b) La Super Sport passe de 0 à 100 km/h en

2,5 secondes et atteint 415 km/h en vitesse de pointe.

Une valeur volontairement limitée pour une vague histoire

de pneus. Le constructeur indique, de son côté, avoir

atteint 434,211 km/h lors des essais. Un trajet Paris/Lyon parcouru en une heure, en gros…

Petit c) Châssis et carrosserie ont bien évidemment été retravaillés en fonction. Tous les composants de la suspension sont renforcés, les amortisseurs sont spécifiques à ce modèle et l’engin bénéficie des contrôles de motricité d’une voiture de compétition.


Bugatti Veyron Super Sport 1 200 chevaux !

Porsche 911 GT2 RS

On n’arrête pas le progrès, la course à la vitesse, la course à l’excellence…

Aujourd’hui, Porsche annonce l’arrivée d’une « simple » 991, type GT2 RS. Simple, oui certes, moins exceptionnelle dans sa livrée que la défunte Carrera GT (tirée à 1 200 exemplaires, et dont le moteur était initialement destiné à la compétition).

Juste une une « simple » 911 de route, quoi. Mais quand même… 1 370 kg en ordre de marche, tous pleins faits. Et surtout une puissance de 620 chevaux (carrément 90 de plus que la précédente version), due à une suralimentation par deux turbos à géométrie variable. Avec à la clé un rapport poids/puissance de 2,21 kg/ch, parfaitement exceptionnel pour une machine de route. Et un nouveau record sur la boucle nord du Nürburgring, le juge de paix des sportives routières plus ou moins préparées : 7 minutes, 18 secondes ! Sans commentaire…

Vous voulez d’autres chiffres ? Le 0 à 100 en 3,5 secondes. Le 0 à 200 en 9,8 secondes. Et le 0 à 300 en moins de 29 secondes !

  La routière la plus puissante de l'histoire de la marque !

Et fort du succès inattendu du coupé Aeromax (qui à l’origine n’était qu’un exemplaire unique destiné à un amateur fortuné, mais qui a dû être décliné en « petite » série pour faire face à la demande, Morgan se lance donc dans la création d’un nouveau modèle, prêt à honorer son deuxième siècle d’existence…

Cette EvaGT sera pour le coup une petite révolution. Entièrement bâti sur une structure tout aluminium, comme la carrosserie, ce coupé 4 places (disons plutôt 2+2), sera animé par un moteur BMW. Le premier six en ligne, entre parenthèses, de l’histoire de la vieille firme de Malvern Link ! Et pas n’importe quoi : un 3 litres biturbo fort de 306 chevaux. Rien que ça. Ça ne va pas rigoler !

Morgan annonce des performances de haut vol, digne d'une Grand Tourisme de sport moderne : un 0 à 100 en 4,5 secondes, une vitesse de pointe de 275 km/h... Le tout pour une consommation à peine supérieure à 7 litres (sans rire ?) et des émissions de C02 de 200 g/km, mais ça, c’est sans grande importance, on en conviendra. Ce ne sont pas les quelques Morgan qui hantent les routes qui vont polluer la planète…

Pour se faire une idée de la bête, on ne dispose que d'une silhouette pour le moment. Va valloir être patients : les 100 premiers exemplaires ne sont prévus que pour la mi-2012. La liste d’attente risque d’être plus longue que pour le nouvel iPhone G4 ! Pourvu que personne ne se suicide de dépit en attendant…

Morgan EvaGT

Plus moderne que l'Aeromax ?

Ce n’est pas tous les jours que l’on fête la naissance d’un nouveau constructeur européen. Le fait est, en soi, un événement majeur, qui prend encore plus d’ampleur quand on sait qui se tient derrière les manettes. Un grand nom de l’histoire automobile, côté circuits, puisqu’il s’agit de McLaren. Ni plus ni moins.

On ne fait plus les présentations : une écurie de F1 créée dans les années 60 par le Neo-Zélandais Bruce McLaren, puis menée de main de maître par un personnage haut en couleur, l’Anglais Ron Dennis, un palmarès prestigieux.... On connaît tout ça par cœur.

McLaren s'en est longtemps tenu à cette saine activité sans manifester l'intention de faire autre chose d'autre. Bien sûr, il y eût la supercar F1, monument automobile des années 90, et la production de la SLR pour le compte de Mercedes. Mais ce n'est pas ça qui aura fait du Britannique un constructeur à part entère.

Jusqu’à aujourd’hui. McLaren se convertit en effet à la « grande » série, en lançant la MP4-12C. Une concurrente de la Ferrari 458 Italia, pour la présenter, vendue à des prix moindres.


McLaren MP4-12C : pas assez chère, mon fils...

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